Non : être ghostwriter, ce n’est pas être un tricheur !

Illustration d’une ghostwriter travaillant sur un ordinateur portable, entourée d’éléments visuels représentant l’écriture, l’écoute et la valorisation de la parole d’autrui.

Et pourtant. C’est ce qu’une rédactrice web m’a dit récemment. Comme si prêter sa plume, c’était mentir. En réalité ? Être ghostwriter n’a rien à voir avec la tromperie. Il ne s’agit pas de se faire passer pour quelqu’un. Absolument pas ! Il s’agit d’écrire pour que cette personne soit entendue clairement, simplement, au bon moment. Et vous savez quoi … ce métier existe depuis la nuit des temps, mais portait pour les écrivains un autre nom.

Ghostwriter versus rédacteur web : même clavier, mais missions différentes ?

Il y a encore peu de temps, je pensais que sous ces deux termes se cachait un même métier ! Erreur de débutante ! Le rédacteur web écrit pour structurer une information, optimiser un contenu, répondre à une intention de recherche. Le ghostwriter, lui, rédige avant tout pour incarner une pensée.

Ces deux professionnels utilisent les mêmes outils, parfois les mêmes formats. Leur point de départ n’est cependant pas le même :

  • le rédacteur web s’appuie sur une stratégie, des mots-clés, une cible ;
  • le ghostwriter, pour sa part, s’appuie sur une voix, un vécu, une manière de penser (même si rien de tout cela n’est formalisé). Il ne cherche pas à convaincre à la place de l’autre. Il cherche à faire entendre ce que cette personne a en tête, mais ne sait pas toujours formuler clairement. Le fond vient du client. La forme, du ghostwriter. Entre les deux ? De l’écoute, de la reformulation, parfois un peu de recadrage.

Deux métiers différents, donc. Si le ghostwriter reste encore si peu reconnu, c’est aussi parce que son rôle est souvent mal compris…

Ghostwriter : pourquoi le mésestime-t-on autant ?

Beaucoup imaginent encore ce professionnel de l’écriture comme quelqu’un qui s’infiltre dans la parole d’un autre pour se faire passer pour lui. L’image est bien entendue fausse !

Je peux comprendre que l’idée d’écrire pour un autre dérange encore. Beaucoup valorisent l’auteur visible. Celui qui signe. Celui qu’on entend. Rarement celui qui rend cette parole possible. C’est dommage. Comprenez bien une bonne fois pour toutes que le ghostwriter ne triche pas. Il ne copie pas. Il ne parle pas « à la place ». Non. Il aide une idée à prendre forme. Il construit une version claire de ce qui, souvent, est flou ou brouillon dans la tête de son client.

Le ghostwriter n’a pas d’ego à placer. Pas de style à imposer. C’est justement ce qui rend son travail exigeant : il n’écrit pas « comme il sait faire », mais comme l’autre pourrait (ou voudrait) s’exprimer.

Ce décalage entre l’importance du rôle et la discrétion du métier explique, en partie, pourquoi il reste mal compris… voire sous-estimé.

Qu’est-ce qu’un client vient (vraiment) chercher chez un ghostwriter ?

Pas un style. Encore moins une plume « qui claque ». Ni même des textes parfaits.
Ce qu’un client cherche, au fond, c’est quelqu’un qui va l’aider à formuler ce qu’il pense sans réussir à l’écrire. Quelqu’un comprenant vite. Reformulant juste. Respectant le fond, absolument.

Un jour, c’est pour une idée floue qu’il faut clarifier. Un autre, c’est un discours trop long ou trop confus, qu’il faut resserrer. Souvent, c’est un contenu à fort enjeu avec lequel aucun droit à l’erreur n’est toléré.

Vous l’aurez donc compris : le ghostwriter n’écrit pas « à la place ».
Il écrit à partir de. À partir d’une vision. D’une conversation. D’un message qu’on veut transmettre sans le déformer. C’est là que son travail prend tout son sens.

Et moi, dans tout cela me direz-vous ? Au sein de Light Agency, je prête ma plume tous les jours. La plupart du temps pour structurer un message avec clarté. Quelques fois pour faire entendre une voix qui ne trouve pas encore ses mots.

Rédactrice SEO ou ghostwriter ?

Disons que je sais quand il faut optimiser… et quand il faut s’effacer.

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