Rédactrice et correctrice : pourquoi je choisis de ne pas choisir ! – Light Agency

Il y a quelques semaines, un client m’a dit, plutôt gentiment, je l’avoue : « Vous devriez vous concentrer. Soit vous écrivez, soit vous corrigez. Ce n’est pas le même métier. » Je l’ai écouté poliment, mais au fond, j’étais déjà ailleurs. Parce que cette remarque, en douze ans d’activité, je l’ai entendue souvent. Chaque fois, elle me fait tiquer.
Mes activités aujourd’hui, ne sont pas le fruit d’un hasard, encore moins d’une hésitation. C’est une évolution naturelle. Une réponse logique à ce que les textes demandent, ce que les clients attendent. Surtout ? À ce que moi, j’aime faire. Oui. Rédiger et corriger ne sont pas deux fonctions opposées. Au contraire. Ce sont deux gestes complémentaires, deux façons d’exiger le meilleur d’un contenu.
Un bon rédacteur peut-il rédiger sans maîtriser la langue ?
J’ai ma petite idée sur la réponse ! Actuellement la créativité, l’originalité ou le style sont valorisés. Tant mieux. Certains oublient parfois que sans une base solide, tout s’effondre. Une maison ne se construit pas sur un sol bancal … même si la façade est jolie.Rédiger, ce n’est pas seulement « avoir des idées » ou « bien s’exprimer ». C’est sélectionner avec minutie les bons mots, accorder les verbes avec justesse ou encore structurer les phrases dans les règles de l’art. C’est maîtriser les codes, mais aussi savoir quand vous pouvez (mais surtout quand vous ne devez pas) les contourner.
Quand j’écris, je ne peux pas me contenter d’un texte «à peu près juste». Il faut qu’il tienne. Qu’il coule. Qu’il respecte les attendus de la langue et ceux de l’intention. C’est là que mes réflexes de correctrice prennent tout leur sens. Ils ne brident pas ma créativité. Non. Ils la soutiennent. Ils garantissent que ce que j’écris est non seulement lisible, mais fiable. Dans un métier où chaque mot compte, ce n’est pas accessoire. C’est indispensable.
Sans la plume, la correction est … muette !
Les non-initiés imaginent souvent la correction comme un simple balayage. Un survol de grammaire, une chasse aux fautes. Comme un exercice purement mécanique. Un texte, ce n’est pourtant pas une feuille de calcul. C’est une matière vivante. Corriger, ce n’est pas juste repérer les erreurs. C’est lire entre les lignes, entendre ce que l’auteur a voulu dire. C’est avant tout sentir où quelque chose coince, où ça dérape, où ça sonne faux, même quand c’est grammaticalement juste.
Pour y parvenir ? Pas de magie. Il faut savoir écrire. Avoir une plume, c’est ce qui me permet de repérer une lourdeur, de réécrire une phrase bancale, d’oser une reformulation gardant l’intention intacte, mais clarifiant tout. C’est ce qui me permet, par ailleurs, de ne pas trop corriger. Oui, parce que parfois, la faute apparente fait partie du style. Ces subtilités … une machine ou un correcteur sans fibre d’auteur ne peut pas le sentir.
Corriger ? À mon sens, c’est écrire (en silence) pour quelqu’un d’autre. Sans une plume acérée… cette correction-là reste muette.
Deux casquettes, certes, mais une seule exigence : la qualité !
Je ne cloisonne pas. Je ne compartimente pas. Rédaction ou correction, c’est toujours le même engagement derrière : celui de livrer un texte tenant la route, jusque dans les détails. Certains jours, j’écris de zéro. D’autres, je reprends un contenu déjà posé. Je fais bien souvent les deux sur un même projet. Ce qui compte à la fin ? Ce n’est pas la mission affichée, c’est le résultat : un contenu lisible, crédible, fluide, juste.
Cette double compétence, je ne la vois donc pas comme un grand écart, mais comme un atout. Parce qu’elle me donne une vue d’ensemble. Parce que je connais les étapes, les pièges, les ajustements nécessaires. Parce que je sais faire parler un texte, qu’il soit à moi ou pas. Mon exigence est toujours la même : respecter le lecteur, respecter le message, mais surtout ne jamais livrer un texte qui pourrait « à peu près faire l’affaire ».
Alors… choisir ? Non. Je ne choisis pas. Je refuse même l’idée de devoir le faire. Écrire notamment pour le SEO et corriger, pour moi, c’est une seule et même mission : honorer le texte. Lui donner du sens, du souffle, de la tenue. Le faire tenir debout et parfois, le faire briller. Je n’alterne pas entre deux métiers. J’avance avec une seule boussole : l’exigence. Exigence du mot juste, de la phrase qui coule, du message qui touche. C’est cette exigence que je mets dans chaque ligne, pour chaque client, chaque jour sans compromis.

C’est tout ce qui fait la différence entre une humaine et un robot…le cœur….les sentiments….la valeur….la peur de mal faire….la joie de bien faire…l’espoir d’être lu…d’être comprise….écrire pour soi ou pour les autres, écrire pour gagner sa vie, écrire pour le plaisir, pour être lu, pour partager, pour oublier, pour exprimer sa peine, sa joie, écrire pour laisser une trace, un court passage de notre vie, la différence se situe là aussi, laisser un paragraphe de notre existence à travers un livre, une traduction, une pub, un message, le bonheur d’écrire ne pourra jamais être ressenti par l’IA , c’est à toi qu’il appartient ce véritable bonheur à toi seule et cette « Idiote Artificielle « ne le ressentira jamais. Maigre consolation peut être, mais assurément partagée…
Dominique,
C’est exactement cela ! Chaque mot que je couche est une sorte d’héritage qui persistera une fois que je ne serai plus là. J’écris pour gagner ma vie, mais c’est aussi parce que l’écriture me fait vibrer et c’est la seule chose qui m’apaise. L’IA est à mon sens un fléau pour l’écriture, les auteurs et les rédacteurs.