Hook d’article : les premiers mots qui changent tout !

Illustration d'une créatrice de contenu travaillant sur un ordinateur portable, avec des icônes de médias et des graphiques en arrière-plan, représentant le concept de hook dans un article de blog.

Un article peut être brillant. Bien écrit, documenté. Mais s’il commence à plat, c’est fini. Oui. Quelques secondes. C’est tout ce qu’un lecteur accordera à votre article avant de décider s’il continue… ou s’il passe à autre chose. Tout repose alors sur une chose : le hook. Cette partie, pourtant, est régulièrement négligée. Par manque de méthode, par habitude ou parce qu’on sous-estime son importance. Votre accroche mérite autant de soin que le reste de votre contenu. Alors, comment l’écrire pour qu’il fasse vraiment son travail.

Le hook : pourquoi compte-t-il autant que le fond ?

Sans lui ? Le fond n’a aucune chance d’être lu. Le hook agit comme une porte d’entrée. Il ne s’agit pas de convaincre. Il s’agit de retenir, juste assez longtemps pour que le reste du contenu ait une chance de faire son travail.

Tout se lit en diagonale, de nos jours. L’attention part vite. Très vite. Le hook, c’est ce court moment où le lecteur se dit : « OK, ça m’intéresse. » Le fond peut être solide. Mais si personne ne passe les premières lignes, votre contenu ne servira à rien.

Les 5 erreurs les plus fréquentes dans les hooks

La plupart des hooks ratés échouent pour les mêmes raisons. Ce n’est pas une question de style ou d’inspiration. Non. La plupart du temps, c’est parce que vous avez :

  • voulu trop en dire. Certains hooks essaient d’expliquer le sujet, le contexte, et même la conclusion dès la première phrase. Résultat ? L’attention glisse. Vous ne devez pas tout dire. Du moins pas à cet endroit. Vous devez susciter l’envie chez le lecteur ;
  • été trop vague. Les formules ne posant ni question, ni tension, ni point de vue sont à bannir. Elles remplissent une ligne, c’est tout. Le lecteur n’a pas de raison de rester ;
  • utilisé des phrases toutes faites. Mais si, vous savez une accroche que votre lecteur a vu partout. Le genre de début sonnant comme un copier-coller d’un autre blog. À force de vouloir suivre un modèle, vous finissez par écrire comme tout le monde … et devenez invisible ;
  • forcé l’effet « percutant ». C’est un fait. Certains hooks en font trop. Ils cherchent le choc, le drame, la surprise à tout prix. Ce ton forcé, sachez-le, se remarque. Surtout ? Il casse la confiance. Mieux vaut une accroche simple, mais juste, qu’une phrase qui cherche l’effet et sonne creux.
  • oublié à qui vous parliez. Un bon hook ne vise pas large. Il vise juste. Il s’adresse à une situation précise, une question, un blocage réel. C’est cette précision-là qui crée le lien.

Comment obtenir un hook qui fait le travail… sans surjouer ?

Contrairement à ce que beaucoup croient, un bon hook n’a pas besoin d’être brillant. Non. Il doit juste faire le lien entre le lecteur et le sujet. Rien de plus. Ce lien passe souvent par une tension simple : une question implicite, une contradiction, une promesse.
Pas besoin d’en faire trop. Il suffit de montrer qu’il y a quelque chose à comprendre, à apprendre ou à remettre en question. Un bon hook laissera une ouverture, un léger déséquilibre, quelque chose d’incomplet que le lecteur aura envie de compléter. Il n’y a pas de recette miracle. Parfois, une phrase suffit. Parfois, deux ou trois. Dans tous les cas, vous devez accrocher sans trahir.

Facile à dire, me direz-vous ! Mais à quoi ça ressemble, concrètement ? Voici quelques exemples de hooks (certains fonctionnant, d’autres non) pour illustrer ce qui vient d’être dit :

❌ Trop vague

« Dans cet article, nous allons parler de productivité. »

Le sujet est là, mais l’accroche est plate. Pourquoi le lecteur lirait-il la suite ?

✅ Mieux

«Vous avez passé des heures à travailler. Mais sans retombées, aucune. Et si le problème n’était pas la motivation ? »

Ce hook est simple et direct. Surtout … il pose une promesse claire.

Savoir capter l’attention, ce n’est pas seulement utile en début d’article. Pour nous autres rédacteurs web et SEO, c’est devenu une compétence clé dans presque tout ce que nous écrivons : newsletters, pages d’accueil, posts LinkedIn, objets de courriel… La question n’est plus : « Comment rendre ça intéressant ? ». Mais plutôt : « Pourquoi le lecteur aurait-il une raison de continuer ? » Le hook, au fond, c’est cela : un point de départ qui respecte le temps du lecteur et lui donne envie d’aller plus loin.

Besoin d’un regard extérieur sur vos accroches ? Partagez-les en commentaire et voyons si elles font le job. Qu’il s’agisse de votre dernier article ou de votre prochain post LinkedIn, je me ferai un plaisir de vous donner un feedback constructif.

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