En 2026 : la bonne vieille méthode AIDA suffit-elle encore ?

llustration représentant la méthode AIDA remise en question en 2026 : une machine à écrire vintage côtoie un écran digital affichant les étapes classiques de la méthode AIDA barrées, tandis que de nouveaux termes comme UX, SEO ou instantanéité apparaissent, sur un fond dans les tons pêche et terracotta avec des touches de bleu.

Il suffit de parcourir les programmes pour s’en rendre compte immédiatement : elle est encore une grande incontournable dans toutes les formations marketing. On la récite comme un mantra dès qu’il s’agit de « convertir » un lecteur. Soyons honnêtes : qui utilise encore la méthode AIDA sans la trahir un peu en chemin ? Oui, parce qu’en 2026 le web ne se lit plus. Il se scrolle, se survole, se consomme comme un flux. Les règles ont changé. Le temps d’attention s’effondre, notamment. Face à cela, nous autres rédacteurs web et SEO devrions encore dérouler patiemment : Attention – Intérêt – Désir – Action, comme dans un manuel de vente des années 80 ?

La méthode AIDA est-elle dépassée ? Devons-nous continuer à l’appliquer à la lettre ? Mais franchement, à l’heure des scrolls frénétiques et des contenus jetables, qui a encore le temps de « susciter le désir » avant d’inviter à l’action ?

Méthode AIDA : une structure aux antipodes des attentes du web aujourd’hui ?

Je vous le concède : sur le papier, AIDA a tout bon. Une progression bien ordonnée. Dans la réalité ? C’est souvent une belle théorie qui ne survit pas à un scroll.

Aucun internaute, de nos jours, ne suit un plan linéaire. Il ne lit plus, il glane. Il survole, cherche un mot-clé, une accroche, une promesse. Puis il disparaît. Pendant ce temps ? Nous, nous sommes censés lui dérouler patiemment notre A – I – D – A ?

Soyons honnêtes. Le web ne laisse pas le temps de monter en puissance. Si vous n’accrochez pas tout de suite, vous serez invisible. AIDA deviendra alors un carcan. Trop lent. Trop propre. Pas fait pour l’instantanéité. Encore moins prévu pour les 3 secondes qu’on nous accorde. Est-ce qu’il faut la jeter pour autant ? Non. La réciter comme une recette miracle ? Plus en 2026.

Copywriters, pour écrire efficacement en 2026 : quelles alternatives à la méthode AIDA ?

AIDA n’est pas seule sur le marché. Et heureusement ! D’autres structures plus agiles, se sont imposées souvent venues du copywriting terrain, pas des manuels. Leur point commun ? Elles collent davantage aux usages réels de lecture et de navigation. Parmi elles :

  • PAS (Problème – Agitation – Solution). Brutale, mais tellement redoutable. Une de mes préférées. Elle va droit au but. Elle parle douleur, tension, réponse. Idéale pour des contenus courts, des pages de vente, des courriels ;
  • BAB (Before – After – Bridge). Le rédacteur plante un décor (le « avant »), il montre ce que ça pourrait devenir (le « après »), puis le professionnel fait le lien. C’est une écriture moins frontale que PAS. Parfaite toutefois pour embarquer le lecteur dans une transformation ;
  • 4C (Clarté – Concision – Crédibilité – Conviction). Un modèle pensé pour la rapidité, la lisibilité, la structuration, mais surtout … la crédible. Avec lui ? Pas d’artifices. Juste du solide, bien amené.

Le modèle parfait n’existe pas ! Écrire efficacement en 2026, c’est savoir composer avec plusieurs schémas. Choisir la structure adaptée au support, au message ainsi qu’au public.

Méthode AIDA : à jeter, à réinventer… ou à doser intelligemment ?

Ne me faites pas tout de suite un procès d’intention. Il ne s’agit pas de brûler AIDA sur la place publique. À mon sens, elle a encore sa place. Certainement pas toutefois comme vérité absolue.

Croire que nous pouvons l’appliquer à tout ( de la page d’accueil à la fiche produit, du post LinkedIn au courriel de relance ) c’est nier les réalités d’internet. C’est faire fi des supports, des audiences, des contextes, des intentions. En 2026, ça ne pardonne plus.

AIDA peut encore servir. Oui. J’en suis intimement persuadée. Mais comme un outil parmi d’autres. Certainement pas comme un passage obligé. Parfois, nous commençons par l’action, nous remonte ensuite à l’émotion. D’autres fois, c’est le « Désir » qui saute, parce qu’il faut aller droit au but. C’est là que le regard du rédacteur fait toute la différence, car il sent quand il faut aller vite, quand il faut rassurer … et quand il faut frapper fort.

Vous l’aurez compris : la méthode AIDA n’est pas morte. Mais elle ne suffit plus. Aujourd’hui, écrire, c’est choisir. Composer. Déjouer. Aucun acronyme ne remplacera l’œil affûté d’un rédacteur qui connaît le terrain, le timing, le contexte. Vous cherchez des contenus qui convertissent sans copier-coller de méthode ? J’écris pour faire mouche. Alors, Parlons-en !

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